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Généralités

Espèce effectuant un déplacement d'un habitat à un autre de façon volontaire et programée dans le but de se reproduire ou de s'alimenter 

Migration entre deux milieux de salinité différente

Migration de l'eau salée à l'eau douce

Cycle grande Alose VF - (c) RNFA_edited.jpg

La grande Alose est une espèce migratrice, qui pour accomplir son cycle biologie a besoin de passer de l'eau salée à l'eau douce. Il s'agit donc d'une espèce potamotoque, contrairement à l'Anguille européenne. En effet, cette dernière est une espèce thalassotoque qui grandit en eau douce et se reproduit en eau salée.

Migration

Vers le mois de février, les premiers géniteurs rentrent dans l'estuaire de la Gironde. L'eau saumâtre de ce dernier joue le rôle de zone de transition entre les eaux salées et les eaux douces, dans laquelle les individus resteront 2 à 3 semaines. A la sortie de l'estuaire, au niveau du bec d'Ambés, les géniteurs ont le choix entre la Garonne et la Dordogne. Une fois le cours d'eau choisi, les aloses gagnent l'amont du cours d'eau à un rythme moyen de 20 km par jour, le tout à contre-courant. A noter qu'au cours de leur voyage vers les zones de fraie les géniteurs cessent de se nourrir.

 

La migration de l'alose est principalement influencée par la température de l'eau, le débit, la turbidité. Il est important de noter, que contrairement au saumon Atlantique (Salmo salar), la grande Alose ne retourne pas sur son fleuve de naissance. Toutefois, elle retourne dans son estuaire d'origine, phénomène appelé "homing" de bassin-versant

Désigne la capacité inné d'un animale à retourner sur son lieu de naissance.

Le saviez-vous ? 

 

La Garonne accueille 8 espèces de poissons grands migrateurs : la grande Alose (Alosa alosa), l'Alose feinte (Alosa fallax), le Saumon Atlantique (Salmo salar), l'Esturgeon européen (Acipenser sturio), l'Anguille européenne (Anguilla anguilla), la Truite de mer, la Lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis) et la Lamproie marine (Petromyzon marinus). 

Cellules sexuelles

Reproduction

 

Présentes sur les frayères, d'avril à juillet, les aloses attendent des conditions de température et de débit favorables pour s'unir.

 

Elles s'accouplent durant la nuit (entre 23h et 5h du matin), en réalisant une danse nuptiale durant laquelle le couple remonte en surface, le corps à moitié hors de l'eau, flanc contre flanc, en décrivant des cercles et produisant des éclaboussures. Ce phénomène auditif et visuel est appelé le bull. Ainsi, c’est durant ce dernier que les gamètes sont expulsés et qu’a lieu la fécondation.

 

Les géniteurs sont sémelpares, ce qui signifie qu'ils ne se reproduisent qu'une fois au cours de leur vie. En effet, ils meurent d'épuisement après la saison de reproduction.

Cellules sexuelles mâles ou femelles. 

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Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement une autorisation écrite de la Réserve Naturelle. 

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Incubation et dévalaison

 

Les œufs éclosent en quelques jours. Aussi, plus la température de l'eau sera élevée, plus le développement et par conséquent l'éclosion, sera rapide. 

Les larves, d'abord munies d'un sac vitellin pour se nourrir, se transforment par la suite en quelques semaines en alosons. Ces derniers descendront la Garonne dès le mois de juillet pour rejoindre l'océan, où ils deviendront adultes. 

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